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Bronchite aiguë de l'adulte

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
Bronchite aiguë de l'adulte
Bronchite aiguë de l'adulte
1
Patients concernés : les adultes sains
La conduite à tenir est la même en cas d'exacerbation aiguë de bronchite chronique, tabagique ou non, en l'absence de syndrome obstructif.AE
Les catégories de patients suivantes, pour lesquelles il n'existe aucune recommandation, sont exclus de cette Reco :
patients ayant une pathologie respiratoire chronique : bronchite chronique avec trouble ventilatoire obstructif (VEMS < 80 % de sa valeur théorique), asthme, insuffisance respiratoire, emphysème, bronchectasie, mucoviscidose ;
patients ayant une comorbidité associée : insuffisance cardiaque ou rénale, cancer, immunodépression, cirrhose ;
patients de plus de 75 ans.
2
Radiographie thoracique initialeAE
Elle n'est pas justifiée, sauf en cas de doute diagnostique (pneumonie) ou d'un risque potentiel d'évolution compliquée (comorbidité, âge > 75 ans, vie en institution).
3
Antibiothérapie
L'abstention de toute prescription antibiotique est la règle chez l'adulte sain. L'efficacité de l'antibiothérapie n'est démontrée ni sur la durée des symptômes ni sur la prévention des complications.Grade B
L'indication éventuelle d'une antibiothérapie dans les suites d'une bronchite aiguë qui se complique passe par la mise en évidence d'un autre diagnostic (sinusite, pneumopathie, etc.).
4
Traitement symptomatique
Il peut comporter :
antalgiques et/ou antipyrétiques, à la demande ;
antitussifs en cas de toux non productive gênante ;
mucolytiques ou fluidifiants bronchiques si toux productive ;
anti-inflammatoire local et/ou bronchodilatateur, selon la symptomatologie.
La prescription d'AINS ou de corticoïdes par voie générale n'est pas justifiée.
5
Persistance ou aggravation des symptômes
Une fièvre ≥ 38,5 °C persistant au-delà de 3 jours doit faire reconsidérer le diagnostic (sinusite bactérienne, otite, pneumopathie, etc.) et ne pas conduire à la prescription non documentée d'un antibiotique.
La persistance de la toux au-delà de 3 à 4 semaines doit aussi faire reprendre le diagnostic, évoquant entre autres une coqueluche (voir Suivi et adaptation du traitement).
La persistance d'une expectoration même purulente ne doit pas conduire à une antibiothérapie (voir plus loin).
1
Patients concernés : les adultes sains
La conduite à tenir est la même en cas d'exacerbation aiguë de bronchite chronique, tabagique ou non, en l'absence de syndrome obstructif.AE
Les catégories de patients suivantes, pour lesquelles il n'existe aucune recommandation, sont exclus de cette Reco :
patients ayant une pathologie respiratoire chronique : bronchite chronique avec trouble ventilatoire obstructif (VEMS < 80 % de sa valeur théorique), asthme, insuffisance respiratoire, emphysème, bronchectasie, mucoviscidose ;
patients ayant une comorbidité associée : insuffisance cardiaque ou rénale, cancer, immunodépression, cirrhose ;
patients de plus de 75 ans.
2
Radiographie thoracique initialeAE
Elle n'est pas justifiée, sauf en cas de doute diagnostique (pneumonie) ou d'un risque potentiel d'évolution compliquée (comorbidité, âge > 75 ans, vie en institution).
3
Antibiothérapie
L'abstention de toute prescription antibiotique est la règle chez l'adulte sain. L'efficacité de l'antibiothérapie n'est démontrée ni sur la durée des symptômes ni sur la prévention des complications.Grade B
L'indication éventuelle d'une antibiothérapie dans les suites d'une bronchite aiguë qui se complique passe par la mise en évidence d'un autre diagnostic (sinusite, pneumopathie, etc.).
4
Traitement symptomatique
Il peut comporter :
antalgiques et/ou antipyrétiques, à la demande ;
antitussifs en cas de toux non productive gênante ;
mucolytiques ou fluidifiants bronchiques si toux productive ;
anti-inflammatoire local et/ou bronchodilatateur, selon la symptomatologie.
La prescription d'AINS ou de corticoïdes par voie générale n'est pas justifiée.
5
Persistance ou aggravation des symptômes
Une fièvre ≥ 38,5 °C persistant au-delà de 3 jours doit faire reconsidérer le diagnostic (sinusite bactérienne, otite, pneumopathie, etc.) et ne pas conduire à la prescription non documentée d'un antibiotique.
La persistance de la toux au-delà de 3 à 4 semaines doit aussi faire reprendre le diagnostic, évoquant entre autres une coqueluche (voir Suivi et adaptation du traitement).
La persistance d'une expectoration même purulente ne doit pas conduire à une antibiothérapie (voir plus loin).
Suivi et adaptation du traitement
Coqueluche
Persistance de la toux : recherche d'une coqueluche de l'adulte
10 à 15 % des coqueluches surviennent chez l'adulte.
Le diagnostic de coqueluche chez l'adulte est en général tardif (sauf en présence de cas dans l'entourage) : il doit être évoqué au-delà de 4 semaines en raison de la résistance de la toux et de l'apparition, souvent secondaire sur ce terrain, de quintes nocturnes évocatrices.
La recherche de l'agent pathogène responsable, Bordetella pertussis, fait appel à différentes méthodes : examen cytobactériologique des crachats, Polymerase Chain Reaction (PCR), sérologie.
La suspicion d'une coqueluche chez un adulte ayant dans son entourage un enfant de moins de 9 mois non encore immunisé peut justifier la prescription à l'adulte d'un macrolide pendant 5 à 8 jours pour diminuer le risque de transmission de la maladie.
Surinfection
Persistance de l'expectoration : discussion autour d'une éventuelle surinfection
La persistance d'une expectoration, surtout si elle devient ou reste purulente, est étiquetée communément « surinfection de la bronchite aiguë ». Cette affirmation pose un vrai problème de diagnostic et de conduite thérapeutique que les recommandations abordent de manière incomplète.
L'apparition d'une expectoration purulente est sans relation avec une surinfection bactérienne, mais correspond plutôt à une nécrose épithéliale.
Les infections virales des voies respiratoires favorisent la colonisation des voies aériennes par des bactéries pathogènes (pneumocoques - Haemophilus influenzae). La démonstration qu'une telle colonisation puisse être responsable de surinfection bactérienne chez le sujet sain n'est pas établie.
De plus, la littérature n'apporte pas de critères diagnostiques décisifs pour identifier une surinfection. Enfin, la démonstration qu'un traitement antibiotique prévienne les surinfections n'a jamais été apportée. Ces faits confirment que l'abstention de toute prescription antibiotique en cas de bronchite aiguë de l'adulte sain est la règle.
Pour ces diverses raisons, les antibiotiques disposant d'une AMM dans la surinfection des bronchites aiguës ne sont pas listés dans cette Reco.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

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