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Urticaire chronique

Prise en charge
Mise à jour : 19 Octobre 2021
Prise en charge
Urticaire chronique
Urticaire chronique
1
Diagnostic d'urticaire chronique spontanée
Il est posé après élimination par l'interrogatoire et l'examen clinique d'éléments évocateurs d'urticaire avec facteurs déclenchants (voir Cas particuliers) ou d'une autre maladie qui y ressemble (vascularite, etc.).
En cas d'urticaire chronique spontanée typique, l'intérêt des examens complémentaires est controversé.
2
Traitement antihistaminiqueGrade A
On privilégie l'utilisation d'anti-H1 non anticholinergiques (dits de 2e génération), qui entraînent moins d'effets secondaires et d'interactions médicamenteuses que les anti-H1 anticholinergiques.
3
Traitement de 2e ligne si échec d'un anti-H1 non anticholinergique
Il est recommandé d'augmenter la dose de l'anti-H1 non anticholinergique jusqu'à 4 doses/jour.
Un changement de molécule pourra être proposé en cas de mauvaise tolérance d'un anti-H1 non anticholinergique précédent.
4
Traitement de 3e ligne
En cas d'échec de l'anti-H1 non anticholinergique à quadruple dose, l'omalizumab ou la ciclosporine sont recommandés en adjonction à la quadruple dose d'anti-H1 non anticholinergique.
5
Prise en charge psychologique
Assurée par le médecin traitant ou un spécialiste, elle peut être justifiée en cas de fort retentissement de l'urticaire sur la qualité de vie et le psychisme.
Elle peut faire appel à des techniques de gestion du stress (relaxation, thérapie cognitivocomportementale, etc.).
1
Diagnostic d'urticaire chronique spontanée
Il est posé après élimination par l'interrogatoire et l'examen clinique d'éléments évocateurs d'urticaire avec facteurs déclenchants (voir Cas particuliers) ou d'une autre maladie qui y ressemble (vascularite, etc.).
En cas d'urticaire chronique spontanée typique, l'intérêt des examens complémentaires est controversé.
2
Traitement antihistaminiqueGrade A
On privilégie l'utilisation d'anti-H1 non anticholinergiques (dits de 2e génération), qui entraînent moins d'effets secondaires et d'interactions médicamenteuses que les anti-H1 anticholinergiques.
3
Traitement de 2e ligne si échec d'un anti-H1 non anticholinergique
Il est recommandé d'augmenter la dose de l'anti-H1 non anticholinergique jusqu'à 4 doses/jour.
Un changement de molécule pourra être proposé en cas de mauvaise tolérance d'un anti-H1 non anticholinergique précédent.
4
Traitement de 3e ligne
En cas d'échec de l'anti-H1 non anticholinergique à quadruple dose, l'omalizumab ou la ciclosporine sont recommandés en adjonction à la quadruple dose d'anti-H1 non anticholinergique.
5
Prise en charge psychologique
Assurée par le médecin traitant ou un spécialiste, elle peut être justifiée en cas de fort retentissement de l'urticaire sur la qualité de vie et le psychisme.
Elle peut faire appel à des techniques de gestion du stress (relaxation, thérapie cognitivocomportementale, etc.).
Cas particuliers
Angio-oedèmeUrticaire au froidUrticaire solaireUrticaire de contactOrigine alimentaireUrticaire médicamenteuse
Urticaire chronique avec facteurs déclenchants
En cas d'interrogatoire et/ou d'examen clinique évoquant une forme particulière d'urticaire chronique ou un diagnostic différentiel, un bilan paraclinique adapté doit être réaliséAE avant instauration d'un traitement étiologique.
Angio-œdème : dosage de l'inhibiteur de la C1 estérase si on suspecte un angio-œdème bradykinique (pas de plaque urticarienne superficielle associée, régression lente sur plusieurs jours). En cas d'angio-œdème du visage récidivant chez l'enfant : tests cutanés à la recherche d'une allergie alimentaire vraie et éviction de l'aliment suspect pendant 3 semaines. En cas d'amélioration : test de provocation orale. Si positif : éviction de l'aliment et de ceux contenant le même allergène.
UC physiques : éviction de certaines situations déclenchantes associée à un anti-H1 non anticholinergique.AEUrticaire au froid : cryoglobulines, cryofibrinogène, agglutinines froides, électrophorèse et immunoélectrophorèse des protéines.Grade BUrticaire solaire : phototests. Autres urticaires physiques : pas d'examen paraclinique.
UC de contact : pricktests ; éviction de l'allergène.
UC d'origine alimentaire : aucun examen complémentaire spécifique n'est nécessaire. La fausse allergie alimentaire par surconsommation d'aliments riches en histamine ou histaminolibérateurs est la cause la plus fréquente d'UC alimentaire : l'éviction des aliments riches en amines biogènes est recommandée.Grade B
UC médicamenteuse : aucun examen complémentaire spécifique n'est nécessaire.Grade B 25 à 55 % des UC seraient aggravées, voire déclenchées, par l'aspirine ou les AINS par un mécanisme pharmacologique non allergique. Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) peuvent entraîner des angio-œdèmes de la face, sans lésion urticarienne. Tout antécédent d'angio-œdème est une contre-indication aux IEC.
VasculariteDysthyroïdieEnfant
Causes et maladies associées
Présence d'autres signes cutanés (nodules, purpura, livedo) et de lésions fixes évocatrices de vascularite : biopsie cutanée ± immunofluorescence.
Dysthyroïdie : la fréquence des thyroïdites auto-immunes est significativement augmentée chez les sujets présentant une UC.
UC syndromiques de l'enfant : maladies auto-inflammatoires (syndrome CINCA ou Chronic Infantil Neurological Cutaneus and Articular Syndrome, syndrome d'hyper-IgD, maladie de Still, etc.) : prise en charge spécialisée.
Urticaire et femme en âge de procréer/grossesse
Les anti-H1 non anticholinergiques sont à utiliser en 1re intention en privilégiant cétirizine, lévocétirizine et desloratadine dont les données de pharmacovigilance sont plus nombreuses.
Au 1er trimestre, un anti-H1 non anticholinergique qui bénéficie d'un recul d'utilisation important pendant la grossesse est à préférer (cétirizine, lévocétirizine, desloratadine en 1re intention, et, en 2e intention, la fexofénadine).
Après le 1er trimestre, tous les anti-H1 non anticholinergiques peuvent être utilisés.
Si un anti-H1 anticholinergique de 1ère génération est souhaité au 1er trimestre, la chlorphénamine, la dexchlorphéniramine, la phéniramine ou la prométhazine peuvent être prescrites, mais leur utilisation est déconseillée en fin de grossesse, en raison du risque de sédation et de manifestations atropiniques néonatales (tachycardie, distension abdominale, iléus méconial, etc.). En cas d'échec des antihistaminiques anti-H1 non anticholinergiques, compte tenu de l'absence de recommandations et d'attitude consensuelle des experts, un avis spécialisé est nécessaire auprès d'un CRPV (centre régional de pharmacovigilance) ou du CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes).
Urticaire et enfant < 12 ans
Les anti-H1 non anticholinergiques sont à utiliser en 1re intention en privilégiant rupatadine et desloratadine, les plus étudiées.
Dans cette population pédiatrique < 12 ans, plusieurs anti-H1 ont une AMM à la dose conventionnelle (voir Centre de Preuves en Dermatologie, page 64, annexe 8).
En cas d'échec des antihistaminiques anti-H1 de 2e génération à simple dose, il est recommandé d'augmenter progressivement la dose des antihistaminiques anti-H1 jusqu'à 4 doses par jour.
En cas d'échec des antihistaminiques anti-H1 non anticholinergique, à quadruple dose, un avis spécialisé est nécessaire car les données de la littérature ne permettent pas d'émettre de recommandations et l'attitude des experts interrogés n'est pas consensuelle.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

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