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Énurésie de l'enfant

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
Énurésie de l'enfant
Énurésie de l'enfant
1
Consultations préthérapeutiques
Première consultation : évaluation des mesures déjà prises, examen clinique (recherche de signes urinaires diurnes : miction en goutte à goutte, poussée abdominale, etc., et neurologique : fossette sacrée, rachis, pieds creux, réflexes ostéotendineux), établissement d'une relation de confiance pour obtenir la coopération de l'enfant (calendrier mictionnel nocturne).
Deuxième consultation, 1 à 3 mois plus tard : évaluation de la motivation. Si elle est insuffisante, reporter la prise en charge de 6 mois ou 1 an.
2
ConditionnementGrade B
Informer (schéma de l'appareil urinaire, mécanismes de la miction, de l'énurésie), rassurer l'enfant. Ces pratiques peuvent être suffisantes.
3
Méthodes éducatives comportementales
Suggestion de supprimer la couche et de participer aux changements des draps mouillés.
Limitation des apports liquidiens après 17 heures, miction programmée avant le coucher, facilitation de l'accès aux toilettes.
Établir un calendrier des nuits sèches.
4
Orientation clinique
La polyurie nocturne (environ 20 % des ENPI) est évoquée en cas de literie ou de couches très « mouillées ». Normalement, en grandissant, diurèse nocturne < diurèse diurne.
La capacité vésicale réduite (environ 30 % des ENPI) est évoquée en cas de mictions peu abondantes répétées.
Le choix d'une alarme ou de la desmopressine se fait après discussion avec l'enfant et la famille.
5
Interruption du traitement pendant 6 mois
Elle est indiquée en cas d'échec à 6 mois.
6
Examens complémentaires
Ils sont à discuter après avis spécialisé en cas de suspicion d'une cause organique.
1
Consultations préthérapeutiques
Première consultation : évaluation des mesures déjà prises, examen clinique (recherche de signes urinaires diurnes : miction en goutte à goutte, poussée abdominale, etc., et neurologique : fossette sacrée, rachis, pieds creux, réflexes ostéotendineux), établissement d'une relation de confiance pour obtenir la coopération de l'enfant (calendrier mictionnel nocturne).
Deuxième consultation, 1 à 3 mois plus tard : évaluation de la motivation. Si elle est insuffisante, reporter la prise en charge de 6 mois ou 1 an.
2
ConditionnementGrade B
Informer (schéma de l'appareil urinaire, mécanismes de la miction, de l'énurésie), rassurer l'enfant. Ces pratiques peuvent être suffisantes.
3
Méthodes éducatives comportementales
Suggestion de supprimer la couche et de participer aux changements des draps mouillés.
Limitation des apports liquidiens après 17 heures, miction programmée avant le coucher, facilitation de l'accès aux toilettes.
Établir un calendrier des nuits sèches.
4
Orientation clinique
La polyurie nocturne (environ 20 % des ENPI) est évoquée en cas de literie ou de couches très « mouillées ». Normalement, en grandissant, diurèse nocturne < diurèse diurne.
La capacité vésicale réduite (environ 30 % des ENPI) est évoquée en cas de mictions peu abondantes répétées.
Le choix d'une alarme ou de la desmopressine se fait après discussion avec l'enfant et la famille.
5
Interruption du traitement pendant 6 mois
Elle est indiquée en cas d'échec à 6 mois.
6
Examens complémentaires
Ils sont à discuter après avis spécialisé en cas de suspicion d'une cause organique.
Cas particuliers
ENPI avec capacité vésicale normale
Énurésie nocturne primaire isolée et capacité vésicale
L'énurésie nocturne primaire isolée (ENPI) avec capacité vésicale normale est évoquée devant une diurèse nocturne importante et une osmolalité urinaire nocturne basse. Elle témoignerait d'une perturbation du rythme circadien de sécrétion d'hormone antidiurétique (ADH) devant conduire à une réduction des apports hydriques en soirée et éventuellement à un traitement par desmopressine.
L'ENPI avec capacité vésicale réduite est évoquée en cas de mictions fréquentes mais peu abondantes. Elle conduit à proposer plutôt un système d'alarme en 1re intention.
Troubles psychologiques
Énurésie et troubles psychologiquesGrade B
L'énurésie peut avoir un impact psychologique, familial et social qui, dans certains cas, peut requérir l'aide d'un psychothérapeute.
En cas de troubles comportementaux associés (régression, encoprésie, etc.), une prise en charge pédopsychiatrique est indispensable.
Puberté
Énurésie persistant à la puberté
Le recours à un centre de cure spécialisé est envisageable.
Enurésie et immaturité vésicale
Énurésie et immaturité vésicale
L'immaturité vésicale se manifeste par des mictions impérieuses diurnes (« explosives ») et des fuites urinaires.
Elle est plus fréquente chez les filles (un tiers des cas).
Son traitement médicamenteux est l'oxybutynine.
Suivi et adaptation du traitement
Recherche étiologique des énurésies
À l'origine de l'énurésie nocturne primaire, on évoque un facteur génétique, un manque de maturité du système de contrôle urinaire, un sommeil profond voire un déficit en hormone antidiurétique (ADH). Des problèmes affectifs sont souvent évoqués mais il y a peu de données à l'appui de cette hypothèse.
À l'origine de l'énurésie nocturne secondaire, on recherche un diabète, une infection des voies urinaires, un stress émotionnel (par exemple, naissance d'un bébé dans la famille, perte d'un être cher, conflits familiaux).
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

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