VIDAL Recos

RGO de l'adulte

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
RGO de l'adulte
RGO de l'adulte
1
Indications de la fibroscopie
Elle n'est pas indispensable en cas de symptômes typiques de RGO. Elle peut montrer une anomalie de la région cardio-œsophagienne. Elle ne modifie pas fondamentalement la prise en charge des symptômes. Elle est recommandéeAE en cas de symptômes atypiques, de signes d'alarme et à partir de 60 ans (ANSM) ou de 50 ans (SNFGE), pour dépister une éventuelle lésion néoplasique ou des lésions d'œsophagite.
2
Facteurs déclenchantsGrade A
Les aliments pouvant déclencher les troubles (épices, aliments acides, café, boissons alcoolisées, mets très sucrés, etc.) doivent être identifiés par le patient et, si possible, évités.
3
Traitement
Les mesures posturales et hygiénodiététiques sont recommandées (voir Conseils aux patients).
Le traitement médicamenteux est adapté à la sévérité des troubles symptomatiques ou aux données de la fibroscopie.
Lorsque les symptômes sont espacés, les médicaments d'action rapideGrade A doivent être administrés au moment de la douleur : antiacides ou alginates ou anti-H2, ou à titre préventif en cas de situation connue pour la déclencher (effort physique) ou encore au coucher pour éviter la douleur nocturne.
Les horaires et circonstances de prise du traitement doivent être définis avec le patient.
Lorsque les symptômes sont plurihebdomadaires, un traitement régulier d'environ 4 semaines par IPP est recommandé.Grade A
En cas d'œsophagite sévère observée en fibroscopie, un traitement régulier de 8 semaines par IPP est recommandé.
4
Absence de lésion ou œsophagite non sévère
Grades I et II : traitement symptomatique.
5
Œsophagite sévère
Grades III et IV : utilisation des IPP à pleine dose (taux d'efficacité de l'ordre de 85 %). Une surveillance endoscopique est recommandée.AE
6
Rechute
En cas de rechutes fréquentes ou précoces à l'arrêt du traitement chez les patients n'ayant pas d'œsophagite ou ayant une œsophagite non sévère, le retentissement sur la qualité de vie conduit à recommander un traitement d'entretien par IPP en recherchant la dose minimale efficace.Grade A
L'éradication d'une éventuelle infection par Helicobacter pylori associée au RGO ne paraît pas modifier l'évolution clinique des troubles, ni des rechutes.
Un traitement à long terme par IPP peut être proposé, selon une modalité dite « à la demande » (prise quotidienne pendant les périodes symptomatiques), chez des patients sans œsophagite, après un traitement initial efficace de 4 semaines.Grade B
1
Indications de la fibroscopie
Elle n'est pas indispensable en cas de symptômes typiques de RGO. Elle peut montrer une anomalie de la région cardio-œsophagienne. Elle ne modifie pas fondamentalement la prise en charge des symptômes. Elle est recommandéeAE en cas de symptômes atypiques, de signes d'alarme et à partir de 60 ans (ANSM) ou de 50 ans (SNFGE), pour dépister une éventuelle lésion néoplasique ou des lésions d'œsophagite.
2
Facteurs déclenchantsGrade A
Les aliments pouvant déclencher les troubles (épices, aliments acides, café, boissons alcoolisées, mets très sucrés, etc.) doivent être identifiés par le patient et, si possible, évités.
3
Traitement
Les mesures posturales et hygiénodiététiques sont recommandées (voir Conseils aux patients).
Le traitement médicamenteux est adapté à la sévérité des troubles symptomatiques ou aux données de la fibroscopie.
Lorsque les symptômes sont espacés, les médicaments d'action rapideGrade A doivent être administrés au moment de la douleur : antiacides ou alginates ou anti-H2, ou à titre préventif en cas de situation connue pour la déclencher (effort physique) ou encore au coucher pour éviter la douleur nocturne.
Les horaires et circonstances de prise du traitement doivent être définis avec le patient.
Lorsque les symptômes sont plurihebdomadaires, un traitement régulier d'environ 4 semaines par IPP est recommandé.Grade A
En cas d'œsophagite sévère observée en fibroscopie, un traitement régulier de 8 semaines par IPP est recommandé.
4
Absence de lésion ou œsophagite non sévère
Grades I et II : traitement symptomatique.
5
Œsophagite sévère
Grades III et IV : utilisation des IPP à pleine dose (taux d'efficacité de l'ordre de 85 %). Une surveillance endoscopique est recommandée.AE
6
Rechute
En cas de rechutes fréquentes ou précoces à l'arrêt du traitement chez les patients n'ayant pas d'œsophagite ou ayant une œsophagite non sévère, le retentissement sur la qualité de vie conduit à recommander un traitement d'entretien par IPP en recherchant la dose minimale efficace.Grade A
L'éradication d'une éventuelle infection par Helicobacter pylori associée au RGO ne paraît pas modifier l'évolution clinique des troubles, ni des rechutes.
Un traitement à long terme par IPP peut être proposé, selon une modalité dite « à la demande » (prise quotidienne pendant les périodes symptomatiques), chez des patients sans œsophagite, après un traitement initial efficace de 4 semaines.Grade B
Cas particuliers
OEsophagite sévère
Œsophagite sévère
En raison de la récidive quasi constante des symptômes et des lésions œsophagiennes à l'arrêt des antisécrétoires, il est recommandé, pour la prévention des récidives, de prescrire au long cours un IPP à dose minimale efficace (à demi-dose si possible).Grade A
OEsophagite compliquée
Œsophagite compliquée
La sténose peptique doit être traitée en continu par IPP à pleine dose.Grade C En cas de dysphagie associée à la sténose, une dilatation endoscopique doit être associée au traitement médical.
L'endobrachyœsophage symptomatique ou associé à une œsophagite doit être traité par IPP.Grade A Les formes non symptomatiques et sans œsophagite ne nécessitent pas de traitement. Les antisécrétoires au long cours et la chirurgie ne permettent pas de prévenir l'apparition d'une dysplasie ou d'un cancer. Ces traitements ne modifient donc pas les indications et les modalités de la surveillance endoscopique et histologique.
Manifestations extradigestives du RGO
Il est admis que le RGO peut entraîner des manifestations extradigestives isolées : toux chronique, asthme, manifestations ORL (laryngite, pharyngite), douleurs thoraciques, etc.
Il n'y a pas de preuve d'efficacité des traitements antisécrétoires dans ces symptômes, quelle que soit la dose utilisée.Grade A
De ce fait, la prescription d'IPP comme test diagnostique n'est pas recommandée.Grade A
Grossesse
RGO et grossesse
Le RGO est fréquent chez la femme enceinte. Les mécanismes invoqués sont l'hyperpression intra-abdominale et un relâchement du sphincter œsophagien inférieur d'origine hormonale.
Une stratégie progressive, en commençant par des antiacides, est généralement proposée.
Les données actuelles suggèrent qu'il n'existe pas de risque fœtal lié à l'exposition aux IPP.
Rechute
En cas de rechutes fréquentes ou précoces à l'arrêt du traitement chez les patients n'ayant pas d'œsophagite ou ayant une œsophagite non sévère, le retentissement sur la qualité de vie conduit à recommander un traitement d'entretien par IPP en recherchant la dose minimale efficace.Grade A
L'éradication d'une éventuelle infection par Helicobacter pylori associée au RGO ne paraît pas modifier l'évolution clinique des troubles, ni des rechutes.
Un traitement à long terme par IPP peut être proposé, selon une modalité dite « à la demande » (prise quotidienne pendant les périodes symptomatiques), chez des patients sans œsophagite, après un traitement initial efficace de 4 semaines.Grade B
Enfant
RGO de l'enfant
Le RGO du nourrisson (avant 18 mois) fait l'objet d'une Reco spécifique. Lire RGO du nourrisson.
La prise en charge d'un RGO chez l'enfant de plus de 18 mois est identique à celle du RGO de l'adulte.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

Se connecter ou S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous en acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.