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Paludisme : traitement

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
Paludisme : traitement
Paludisme : traitement
1
Accès palustre à P. vivax, P. ovale ou P. malariae
Fièvre et céphalées dominent le tableau. La chloroquine per os est le médicament de référence en cas de P. vivax (sauf au retour de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Indonésie, Asie du Sud-Est ou Amazonie), de P. ovale ou de P. malariae. Des vomissements peuvent imposer l'hospitalisation.
2
Signes de gravité nécessitant une hospitalisation
Elle s'impose en cas de troubles digestifs (vomissements, diarrhées importantes) ou neurologiques (obnubilation, confusion, convulsions, a fortiori coma), de signes de défaillance cardiocirculatoire et/ou respiratoire, d'ictère clinique, d'hémorragies.
Une parasitémie > 4 %, une anémie, une thrombopénie ou une insuffisance rénale imposent également l'hospitalisation.Grade A Celle-ci est également indiquée en cas de délai long entre les 1ers symptômes et le diagnostic, de parasitémie décapitée par une prophylaxie ou un traitement insuffisants, en cas d'âge < 15 ans ou > 65 ans, ou de précarité.
3
Critères de prise en charge ambulatoire
L'absence d'un seul de ces critères nécessite l'hospitalisation : diagnostic parasitologique fiable (contact direct entre le médecin et le biologiste) ; absence de situation d'échec d'un 1er traitement ; paludisme simple, sans signe de gravité clinique ou biologique ; absence de trouble digestif (vomissements, diarrhée importante, etc.) ; parasitémie < 2 % ; plaquettes > 50 000/mm3, hémoglobine > 10 g/dl, créatininémie < 150 μmol/l ; absence de facteur de risque (sujet âgé, sujet fragilisé par une affection associée, dont cardiopathie, patient splénectomisé) ; absence de grossesse ; patient entouré et garantie d'une bonne observance ; vérification d'une délivrance immédiate du traitement ; résidence à proximité d'un établissement hospitalier ; consultations de suivi à J3, J7 et J28 et contact téléphonique possibles.
4
Traitement oral chez l'adulte
Les associations artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine sont les traitements de référence de 1re intention. L'atovaquone-proguanil est une alternative de 2e intention, la quinine étant recommandée seulement en 3e intention.
5
Traitement hospitalier
Le traitement de référence était la quinine IV, relayée dès que possible par un antipaludique oral à dose curative. L'artésunate IV est désormais le traitement de 1re intention du paludisme grave à P. falciparum chez l'adulte et chez l'enfant, quelque soit l'âge. Ce médicament est disponible dans le cadre d'une ATU (autorisation temporaire d'utilisation) nominative.
1
Accès palustre à P. vivax, P. ovale ou P. malariae
Fièvre et céphalées dominent le tableau. La chloroquine per os est le médicament de référence en cas de P. vivax (sauf au retour de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Indonésie, Asie du Sud-Est ou Amazonie), de P. ovale ou de P. malariae. Des vomissements peuvent imposer l'hospitalisation.
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Signes de gravité nécessitant une hospitalisation
Elle s'impose en cas de troubles digestifs (vomissements, diarrhées importantes) ou neurologiques (obnubilation, confusion, convulsions, a fortiori coma), de signes de défaillance cardiocirculatoire et/ou respiratoire, d'ictère clinique, d'hémorragies.
Une parasitémie > 4 %, une anémie, une thrombopénie ou une insuffisance rénale imposent également l'hospitalisation.Grade A Celle-ci est également indiquée en cas de délai long entre les 1ers symptômes et le diagnostic, de parasitémie décapitée par une prophylaxie ou un traitement insuffisants, en cas d'âge < 15 ans ou > 65 ans, ou de précarité.
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Critères de prise en charge ambulatoire
L'absence d'un seul de ces critères nécessite l'hospitalisation : diagnostic parasitologique fiable (contact direct entre le médecin et le biologiste) ; absence de situation d'échec d'un 1er traitement ; paludisme simple, sans signe de gravité clinique ou biologique ; absence de trouble digestif (vomissements, diarrhée importante, etc.) ; parasitémie < 2 % ; plaquettes > 50 000/mm3, hémoglobine > 10 g/dl, créatininémie < 150 μmol/l ; absence de facteur de risque (sujet âgé, sujet fragilisé par une affection associée, dont cardiopathie, patient splénectomisé) ; absence de grossesse ; patient entouré et garantie d'une bonne observance ; vérification d'une délivrance immédiate du traitement ; résidence à proximité d'un établissement hospitalier ; consultations de suivi à J3, J7 et J28 et contact téléphonique possibles.
4
Traitement oral chez l'adulte
Les associations artéméther-luméfantrine ou arténimol-pipéraquine sont les traitements de référence de 1re intention. L'atovaquone-proguanil est une alternative de 2e intention, la quinine étant recommandée seulement en 3e intention.
5
Traitement hospitalier
Le traitement de référence était la quinine IV, relayée dès que possible par un antipaludique oral à dose curative. L'artésunate IV est désormais le traitement de 1re intention du paludisme grave à P. falciparum chez l'adulte et chez l'enfant, quelque soit l'âge. Ce médicament est disponible dans le cadre d'une ATU (autorisation temporaire d'utilisation) nominative.
Cas particuliers
Paludisme à P. falciparum et situation de précarité
En cas de situation socioéconomique difficile, l'hospitalisation d'un adulte peut être évitée en débutant le traitement à l'hôpital, dans un service d'urgence ou dans une consultation de médecine tropicale, avec une période d'observation minimale de 2 heures après la 1re prise d'antipaludiques et en fournissant au patient la totalité du traitement. Cette pratique doit s'accompagner d'explications détaillées sur les modalités du traitement, en s'assurant de leur bonne compréhension, et d'un rendez-vous ferme de consultation après 72 heures de traitement.
Paludisme à P. falciparum au retour de destinations particulières
En cas de paludisme au retour d'Amazonie (dont la Guyane), ou des zones frontalières entre la Thaïlande, le Myanmar, le Laos et le Cambodge, où le niveau de résistance à la méfloquine est élevé, les alternatives thérapeutiques sont les associations atovaquone-proguanil, artéméther-luméfantrine, et arténimol-pipéraquine, la quinine associée à la doxycycline (hors AMM), 200 mg, 1 fois par jour, pendant 7 jours, ou à la clindamycine (hors AMM), 10 mg/kg toutes les 8 heures pendant 7 jours.
EnfantNourrisson
Paludisme à P. falciparum chez l'enfant et le nourrisson
En cas de forme non compliquée, les médicaments de 1re intention sont les combinaisons à base de dérivés de l'artémisinine. L'atovaquone-proguanil est un médicament de 2e intention. La quinine orale est désormais un médicament de 3e intention.
Chez le nouveau-né symptomatique, le traitement est débuté par la quinine IV. L'artésunate peut également être utilisé.
En cas de forme grave chez l'enfant, la prise en charge doit se faire en milieu de réanimation pédiatrique. L'artésunate IV est recommandée en 1re intention à la posologie de 2,4 mg/kg à 0, 12 et 24 heures, puis toutes les 24 heures chez l'enfant de plus de 20 kg. Elle est de 3 mg/kg par prise, selon le même schéma d'administration pour l'enfant de moins de 20 kg. Un maximum de 9 doses, soit 7 jours de traitement complet, pourra être administré. Le traitement par voie IV sera poursuivi tant que la voie orale ne sera pas possible. La quinine IV reste un traitement possible. La dose de charge n'est pas recommandée chez l'enfant. La posologie standard est de 24 mg/kg par jour de quinine-base, soit en pratique 1 perfusion de 8 mg/kg toutes les 8 heures. Un contrôle de la quininémie doit être effectué à partir de la 24e heure. La glycémie doit être surveillée étroitement. Le relais par voie orale est effectué dès que l'état de l'enfant le permet.
Grossesse
Paludisme à P. falciparum chez la femme enceinte
Le traitement du paludisme non compliqué à P. falciparum repose sur la quinine ou à défaut, sur l'atovaquone-proguanil lors du 1er trimestre de la grossesse. À partir du second trimestre, l'artéméther-luméfantrine doit être privilégiée.
Une surveillance obstétricale est nécessaire.
Suivi et adaptation du traitement
Faut-il poursuivre une chimioprophylaxie après traitement ?
Il n'y a pas lieu de reprendre une chimioprophylaxie après un traitement curatif quel que soit le médicament utilisé, excepté en cas de nouveau séjour en zone d'endémie.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

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