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Lombalgie aiguë

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
Lombalgie aiguë
Lombalgie aiguë
1
Démarche diagnostique
La recherche de signes généraux (fièvre, amaigrissement, etc.) ou extrarachidiens, l'analyse des caractéristiques de la douleur (horaire) et l'examen physique visent à éliminer une rachialgie symptomatique, d'origine inflammatoire, infectieuse, tumorale ou fracturaire, ou une lombalgie d'origine viscérale ou artérielle (anévrisme aortique). Toute suspicion de lombalgie aiguë symptomatique doit conduire à compléter les investigations par des examens biologiques ou d'imagerie.
Une atteinte radiculaire et un syndrome de la queue de cheval doivent être systématiquement recherchés.
En dehors de ces situations, aucun examen morphologique ni biologique n'est nécessaire.Grade A
2
Évaluation préthérapeutique
Elle recherche le contexte de survenue des douleurs (travail, loisirs, etc.), leur caractère isolé ou itératif, la réponse à des traitements antérieurs en cas de récidive.
3
Traitement de 1re intention
L'alitement n'est pas recommandé.Grade A Si la douleur l'impose, il doit être le plus court possible (2 à 3 jours).
Le paracétamol a prouvé sa supériorité sur le placebo dans divers syndromes douloureux aigusGrade A. Bien que cette démonstration manque dans la lombalgie aiguë, il peut être proposé comme antalgique de 1re intentionAE, en particulier en cas de risque digestif ou cardiovasculaire et chez la femme enceinte.
Les AINS peuvent être employés en 1re intention en alternative au paracétamol, en particulier chez l'adulte jeune qui n'a pas de facteur de risque digestif, cardiovasculaire ou rénal vis-à-vis des AINS.AE
La corticothérapie systémique n'a pas de place dans le traitement de la lombalgie aiguë.
4
Traitement de 2e intention
En cas d'inefficacité du paracétamol et des AINS, un traitement par opioïdes faibles, seuls ou associés au paracétamolGrade B, a montré sa supériorité par rapport au placebo dans le contrôle de la douleurGrade A.
Une injection facettaire postérieure (interapophysaire) par un corticoïde peut être proposée en cas d'échec du traitement de 1re intention.AE
Les manipulations vertébrales ont un intérêt à court terme sur la douleur.Grade B Le bénéfice des orthèses lombaires est incertain. La kinésithérapie est préconisée.AE L'acupuncture et la mésothérapie n'ont pas apporté la preuve de leur efficacité.
1
Démarche diagnostique
La recherche de signes généraux (fièvre, amaigrissement, etc.) ou extrarachidiens, l'analyse des caractéristiques de la douleur (horaire) et l'examen physique visent à éliminer une rachialgie symptomatique, d'origine inflammatoire, infectieuse, tumorale ou fracturaire, ou une lombalgie d'origine viscérale ou artérielle (anévrisme aortique). Toute suspicion de lombalgie aiguë symptomatique doit conduire à compléter les investigations par des examens biologiques ou d'imagerie.
Une atteinte radiculaire et un syndrome de la queue de cheval doivent être systématiquement recherchés.
En dehors de ces situations, aucun examen morphologique ni biologique n'est nécessaire.Grade A
2
Évaluation préthérapeutique
Elle recherche le contexte de survenue des douleurs (travail, loisirs, etc.), leur caractère isolé ou itératif, la réponse à des traitements antérieurs en cas de récidive.
3
Traitement de 1re intention
L'alitement n'est pas recommandé.Grade A Si la douleur l'impose, il doit être le plus court possible (2 à 3 jours).
Le paracétamol a prouvé sa supériorité sur le placebo dans divers syndromes douloureux aigusGrade A. Bien que cette démonstration manque dans la lombalgie aiguë, il peut être proposé comme antalgique de 1re intentionAE, en particulier en cas de risque digestif ou cardiovasculaire et chez la femme enceinte.
Les AINS peuvent être employés en 1re intention en alternative au paracétamol, en particulier chez l'adulte jeune qui n'a pas de facteur de risque digestif, cardiovasculaire ou rénal vis-à-vis des AINS.AE
La corticothérapie systémique n'a pas de place dans le traitement de la lombalgie aiguë.
4
Traitement de 2e intention
En cas d'inefficacité du paracétamol et des AINS, un traitement par opioïdes faibles, seuls ou associés au paracétamolGrade B, a montré sa supériorité par rapport au placebo dans le contrôle de la douleurGrade A.
Une injection facettaire postérieure (interapophysaire) par un corticoïde peut être proposée en cas d'échec du traitement de 1re intention.AE
Les manipulations vertébrales ont un intérêt à court terme sur la douleur.Grade B Le bénéfice des orthèses lombaires est incertain. La kinésithérapie est préconisée.AE L'acupuncture et la mésothérapie n'ont pas apporté la preuve de leur efficacité.
Suivi et adaptation du traitement
Des outils d'autoévaluation de la douleur (échelle verbale simple ou visuelle analogique) et du handicap (version française de l'échelle d'incapacité fonctionnelle pour l'évaluation de la lombalgie de Roland et Morris) permettent de mesurer l'efficacité du traitement.
En l'absence d'évolution favorable après 4 semaines de traitement, des facteurs prédisposant au passage à la chronicité tels qu'un conflit familial, socioprofessionnel ou médicolégal, ou un terrain anxiodépressif sous-jacent, doivent être recherchés.
Une fois l'épisode aigu passé, de possibles facteurs favorisants doivent être identifiés pour prévenir une récidive. Le cas échéant, le médecin du travail envisagera les éventuelles adaptations à apporter au poste de travail.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

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