VIDAL Recos

Troubles des conduites alimentaires

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
Anorexie mentale
Anorexie mentale
1
Interrogatoire et examen clinique
Une alliance doit être recherchée avec le patient et avec ses proches (surtout chez l'enfant ou l'adolescent), au cours d'un ou plusieurs longs entretiens : recueil de l'anamnèse, de l'histoire familiale, évaluation des troubles alimentaires, psychiques et somatiques.
L'examen clinique comporte : taille, poids, signes de dénutrition et de ses complications (cardiovasculaire, musculaire), stigmates de vomissements (anomalies à l'ECG), déshydratation, ou signes associés (scarifications, automutilations).
2
Évaluation de la gravité de l'anorexie mentale
Troubles modérés ou précoces : absence de prise de poids chez l'enfant ou amaigrissement, sélection des aliments, restriction hydrique (chez les plus jeunes), vomissements, préoccupation exagérée pour le poids et l'image du corps, exercice physique excessif, travail scolaire intense, repli social.
Troubles sévères : amaigrissement rapide (ex. : 20 % du poids en 3 mois), alimentation très restreinte et très pauvre en calories, aménorrhée, IMC < 15, perte de poids > 0,5 kg par semaine, PAS < 90 mmHg, PAD < 60 mmHg, FC < 50/min, faiblesse musculaire.
Troubles gravissimes : IMC < 11 (ou < 13 avec mauvais état général, déshydratation, troubles ioniques), perte de poids > 1 kg par semaine, température < 35 °C, complications cardiaques (hypotension avec différentielle > 2 mmHg, bradycardie < 40/min, tachycardie > 110/min, troubles du rythme, QT long, troubles ioniques : K < 2,5 mEq, Na < 130 mEq) ou psychiatriques (risque suicidaire, comorbidité), troubles de conscience, grande faiblesse musculaire.
3
Choix du cadre de traitement
La plupart des patients peuvent être suivis en ambulatoire.
L'hospitalisation, avec ou sans séparation familiale, s'impose dans les cas sévères (du fait de facteurs somatiques et/ou psychiatriques et/ou environnementaux) ou lors de complications ou d'échec des soins en ambulatoire.
4
Psychothérapie, renutrition et médicaments
Le praticien se doit de nommer la maladie, de mettre en garde sur ses complications et d'expliquer les objectifs des soins.
Suivis somatique, psychiatrique et nutritionnel sont associés. Pour les plus jeunes : alternance d'entretiens individuels et avec les parents, et thérapie familiale avec la fratrie.
Les antidépresseurs n'ont pas leur place dans l'anorexie mentale elle-même. Ils sont réservés aux cas de troubles psychiatriques associés.
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Interrogatoire et examen clinique
Une alliance doit être recherchée avec le patient et avec ses proches (surtout chez l'enfant ou l'adolescent), au cours d'un ou plusieurs longs entretiens : recueil de l'anamnèse, de l'histoire familiale, évaluation des troubles alimentaires, psychiques et somatiques.
L'examen clinique comporte : taille, poids, signes de dénutrition et de ses complications (cardiovasculaire, musculaire), stigmates de vomissements (anomalies à l'ECG), déshydratation, ou signes associés (scarifications, automutilations).
2
Évaluation de la gravité de l'anorexie mentale
Troubles modérés ou précoces : absence de prise de poids chez l'enfant ou amaigrissement, sélection des aliments, restriction hydrique (chez les plus jeunes), vomissements, préoccupation exagérée pour le poids et l'image du corps, exercice physique excessif, travail scolaire intense, repli social.
Troubles sévères : amaigrissement rapide (ex. : 20 % du poids en 3 mois), alimentation très restreinte et très pauvre en calories, aménorrhée, IMC < 15, perte de poids > 0,5 kg par semaine, PAS < 90 mmHg, PAD < 60 mmHg, FC < 50/min, faiblesse musculaire.
Troubles gravissimes : IMC < 11 (ou < 13 avec mauvais état général, déshydratation, troubles ioniques), perte de poids > 1 kg par semaine, température < 35 °C, complications cardiaques (hypotension avec différentielle > 2 mmHg, bradycardie < 40/min, tachycardie > 110/min, troubles du rythme, QT long, troubles ioniques : K < 2,5 mEq, Na < 130 mEq) ou psychiatriques (risque suicidaire, comorbidité), troubles de conscience, grande faiblesse musculaire.
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Choix du cadre de traitement
La plupart des patients peuvent être suivis en ambulatoire.
L'hospitalisation, avec ou sans séparation familiale, s'impose dans les cas sévères (du fait de facteurs somatiques et/ou psychiatriques et/ou environnementaux) ou lors de complications ou d'échec des soins en ambulatoire.
4
Psychothérapie, renutrition et médicaments
Le praticien se doit de nommer la maladie, de mettre en garde sur ses complications et d'expliquer les objectifs des soins.
Suivis somatique, psychiatrique et nutritionnel sont associés. Pour les plus jeunes : alternance d'entretiens individuels et avec les parents, et thérapie familiale avec la fratrie.
Les antidépresseurs n'ont pas leur place dans l'anorexie mentale elle-même. Ils sont réservés aux cas de troubles psychiatriques associés.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

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