VIDAL Recos

Bronchiolite aiguë du nourrisson

Prise en charge
Mise à jour : 22 Janvier 2019
Prise en charge
Bronchiolite aiguë du nourrisson
Bronchiolite aiguë du nourrisson
1
Critères d'hospitalisation
L'hospitalisation du nourrisson est nécessaire en présence d'au moins un des éléments suivants :
altération importante de l'état général (teint gris, comportement inhabituel, enfant geignard, somnolent) ;
fréquence respiratoire > 60/minute ou signes de lutte marqués (tirage sus-sternal et sus-claviculaire et battement des ailes du nez) ;
SaO2 < 94 % en air ambiant, à l'éveil après désobstruction nasopharyngée ;
apnée et/ou cyanose ;
terrain fragile : âge < 6 semaines ou prématurité < 32 SA et moins de 3 mois d'âge corrigé, pathologie sous-jacente à risque de décompensation (cardiopathie, pathologie pulmonaire chronique, pathologie neuromusculaire, déficit immunitaire) ;
troubles digestifs avec risque de déshydratation (prise de moins de la moitié des rations habituelles et/ou vomissements répétés) ;
difficultés psychosociales.
2
Désobstruction rhinopharyngée (DRP)
Réalisée avec du sérum physiologique, elle permet d'assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures. Douce et non traumatique, elle doit être réalisée de préférence avant les repas et aussi souvent que nécessaire.
3
Hydratation et nutrition
En cas de bronchiolite modérée, les repas sont fractionnés et une alimentation partielle ou totale est mise en place par sonde nasogastrique, en continu ou discontinu. En cas de bronchiolite sévère, hydratation par voie intraveineuse.
4
Oxygénothérapie
L'oxygénothérapie est indiquée en milieu hospitalier pour les bronchiolites avec désaturation marquée.
Critères de mise en route et valeurs cibles de l'oxygénothérapie en cas d'hypoxémie aiguë
Sans pathologie sous-jacente à risque d'insuffisance respiratoire chroniqueAvec pathologie 
sous-jacente à risque d'insuffisance respiratoire chronique :
mesure de la capnie initiale indispensable
par gaz du sang
Critères de mise en route d'une oxygénothérapie
SpO2 < 92 % ou
SpO2 < 95 % + signes cliniques de gravité : cyanose, tachypnée, geignement, difficultés alimentaires, troubles de la conscience, signes de lutte respiratoire
SpO2 < 3 % de la SpO2 habituelle
ou SpO 2 < 92 % si SpO2 habituelle inconnue
Valeurs cibles de SpO2 à atteindre sous oxygénothérapie
SpO2 > 94 % à l'éveil
et SpO2 > 91 % au sommeil
PaCO2 < 45 mmHgPaCO2 > 45 mmHg (hypercapnie)
SpO2 > 94 % à l'éveil
et SpO2 > 91 % au sommeil
SpO2 habituelle ou 92 % au maximum
Contrôle de la capnie indispensable
Une oxygénothérapie par canule nasale à haut débit par système Optiflow peut être utilisée dans les formes sévères.
5
Nébulisations de sérum salé hypertonique à 3 % (SSH3 ou Mucoclear)
Elles peuvent être envisagées dans la prise en charge des bronchiolites modérées à sévères du nourrisson de plus de 1 mois hospitalisé.
Les autres traitements nébulisés n'ont pas leur place dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë.
6
Kinésithérapie respiratoire
La kinésithérapie respiratoire n'ayant pas démontré d'effet sur la durée d'hospitalisation, les besoins en oxygène et les scores cliniques au cours de l'hospitalisation, elle n'a plus lieu d'être prescrite. Mais elle peut être un relais pour aider à la surveillance de l'enfant en ambulatoire.
Elle demeure cependant utile en cas de pathologie neuromusculaire ou respiratoire chronique, ou en cas de trouble de ventilation avec retentissement clinique significatif.
7
Traitements médicamenteux
Les bronchodilatateurs inhalés ne sont pas recommandés.
L'efficacité des corticoïdes par voie systémique ou par voie inhalée n'a pas été montrée lors d'une première bronchiolite.
Mucolytiques et antitussifs sont contre-indiqués avant l'âge de 2 ans.
L'antibiothérapie ne se discute que pour les nourrissons ayant une surinfection bactérienne patente (signes infectieux généraux, pneumopathie, voire otite moyenne aiguë associée).
1
Critères d'hospitalisation
L'hospitalisation du nourrisson est nécessaire en présence d'au moins un des éléments suivants :
altération importante de l'état général (teint gris, comportement inhabituel, enfant geignard, somnolent) ;
fréquence respiratoire > 60/minute ou signes de lutte marqués (tirage sus-sternal et sus-claviculaire et battement des ailes du nez) ;
SaO2 < 94 % en air ambiant, à l'éveil après désobstruction nasopharyngée ;
apnée et/ou cyanose ;
terrain fragile : âge < 6 semaines ou prématurité < 32 SA et moins de 3 mois d'âge corrigé, pathologie sous-jacente à risque de décompensation (cardiopathie, pathologie pulmonaire chronique, pathologie neuromusculaire, déficit immunitaire) ;
troubles digestifs avec risque de déshydratation (prise de moins de la moitié des rations habituelles et/ou vomissements répétés) ;
difficultés psychosociales.
2
Désobstruction rhinopharyngée (DRP)
Réalisée avec du sérum physiologique, elle permet d'assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures. Douce et non traumatique, elle doit être réalisée de préférence avant les repas et aussi souvent que nécessaire.
3
Hydratation et nutrition
En cas de bronchiolite modérée, les repas sont fractionnés et une alimentation partielle ou totale est mise en place par sonde nasogastrique, en continu ou discontinu. En cas de bronchiolite sévère, hydratation par voie intraveineuse.
4
Oxygénothérapie
L'oxygénothérapie est indiquée en milieu hospitalier pour les bronchiolites avec désaturation marquée.
Critères de mise en route et valeurs cibles de l'oxygénothérapie en cas d'hypoxémie aiguë
Sans pathologie sous-jacente à risque d'insuffisance respiratoire chroniqueAvec pathologie 
sous-jacente à risque d'insuffisance respiratoire chronique :
mesure de la capnie initiale indispensable
par gaz du sang
Critères de mise en route d'une oxygénothérapie
SpO2 < 92 % ou
SpO2 < 95 % + signes cliniques de gravité : cyanose, tachypnée, geignement, difficultés alimentaires, troubles de la conscience, signes de lutte respiratoire
SpO2 < 3 % de la SpO2 habituelle
ou SpO 2 < 92 % si SpO2 habituelle inconnue
Valeurs cibles de SpO2 à atteindre sous oxygénothérapie
SpO2 > 94 % à l'éveil
et SpO2 > 91 % au sommeil
PaCO2 < 45 mmHgPaCO2 > 45 mmHg (hypercapnie)
SpO2 > 94 % à l'éveil
et SpO2 > 91 % au sommeil
SpO2 habituelle ou 92 % au maximum
Contrôle de la capnie indispensable
Une oxygénothérapie par canule nasale à haut débit par système Optiflow peut être utilisée dans les formes sévères.
5
Nébulisations de sérum salé hypertonique à 3 % (SSH3 ou Mucoclear)
Elles peuvent être envisagées dans la prise en charge des bronchiolites modérées à sévères du nourrisson de plus de 1 mois hospitalisé.
Les autres traitements nébulisés n'ont pas leur place dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë.
6
Kinésithérapie respiratoire
La kinésithérapie respiratoire n'ayant pas démontré d'effet sur la durée d'hospitalisation, les besoins en oxygène et les scores cliniques au cours de l'hospitalisation, elle n'a plus lieu d'être prescrite. Mais elle peut être un relais pour aider à la surveillance de l'enfant en ambulatoire.
Elle demeure cependant utile en cas de pathologie neuromusculaire ou respiratoire chronique, ou en cas de trouble de ventilation avec retentissement clinique significatif.
7
Traitements médicamenteux
Les bronchodilatateurs inhalés ne sont pas recommandés.
L'efficacité des corticoïdes par voie systémique ou par voie inhalée n'a pas été montrée lors d'une première bronchiolite.
Mucolytiques et antitussifs sont contre-indiqués avant l'âge de 2 ans.
L'antibiothérapie ne se discute que pour les nourrissons ayant une surinfection bactérienne patente (signes infectieux généraux, pneumopathie, voire otite moyenne aiguë associée).
Cas particuliers
Bronchiolite chez le nourrisson de moins de 1 mois
En cas de fièvre, il faut garder à l'esprit le risque d'infection maternofœtale bactérienne sévère : l'hospitalisation est nécessaire pour instaurer une antibiothérapie jusqu'au résultat du bilan infectieux et des cultures.
Bronchiolite et asthme
À partir du 3e épisode de bronchiolite avant l'âge de 2 ans, on considère qu'il s'agit d'asthme du nourrisson et la prise en charge est différente. Lire Asthme de l'enfant : traitement de fond. et Lire Asthme de l'enfant : traitement des crises.
Lors d'un 2e épisode de bronchiolite ou de dyspnée sifflante chez un nourrisson de plus de 1 an ayant des antécédents familiaux et personnels d'atopie, on peut suspecter le début d'un asthme du nourrisson. Il est alors licite de tenter la prise d'un traitement bronchodilatateur (salbutamol 50 µg/kg) avec une chambre d'inhalation, et d'en évaluer l'efficacité dès la 1re prise. Le traitement ne sera poursuivi que s'il est efficace.
Prévention chez les nourrissons à risque élevé de bronchiolite
Il n'existe aucun vaccin contre les virus qui causent la bronchiolite.
Cette infection virale étant très contagieuse, il est conseillé, pour limiter son risque de survenue, de se laver les mains à l'eau et au savon avant de s'occuper d'un nourrisson, d'éviter de l'emmener dans des lieux très fréquentés (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux, etc.), d'éviter que les enfants n'échangent leurs affaires personnelles (biberons, sucettes etc.). Lorsque l'on présente des symptômes grippaux, il convient de porter un masque « anti-projection » (vendu en pharmacie) avant de s'occuper d'un bébé et d'éviter d'embrasser les nourrissons sur le visage.
Un anticorps monoclonal dirigé contre le virus respiratoire syncytial, le palivizumab, est proposé en prévention de la bronchiolite dans une population de nourrissons à risques bien définie par la HAS (voir Traitements).
Évaluation
Critères d'hospitalisation
L'hospitalisation du nourrisson est nécessaire en présence d'au moins un des éléments suivants :
altération importante de l'état général (teint gris, comportement inhabituel, enfant geignard, somnolent) ;
fréquence respiratoire > 60/minute ou signes de lutte marqués (tirage sus-sternal et sus-claviculaire et battement des ailes du nez) ;
SaO2 < 94 % en air ambiant, à l'éveil après désobstruction nasopharyngée ;
apnée et/ou cyanose ;
terrain fragile : âge < 6 semaines ou prématurité < 32 SA et moins de 3 mois d'âge corrigé, pathologie sous-jacente à risque de décompensation (cardiopathie, pathologie pulmonaire chronique, pathologie neuromusculaire, déficit immunitaire) ;
troubles digestifs avec risque de déshydratation (prise de moins de la moitié des rations habituelles et/ou vomissements répétés) ;
difficultés psychosociales.
Évaluation de la gravité de la bronchiolite
Le score de Wang modifié(1) (2) est parfois utilisé pour évaluer la sévérité de la maladie et adapter la prise en charge. Il n'existe pas de score prédictif validé de l'évolution.
Score de Wang modifié
Score0123
Fréquence respiratoire< 30/min30 à 45/min45 à 60/min> 60/min
SibilantsAbsentsFin d'expirationDurant toute l'expirationAudibles à distance
Crépitants AbsentsDiscrets Moins de la moitié des champs pulmonairesPlus de la moitié des champs pulmonaires
Signes de lutteAbsents Tirage intercostalTirage sus sternal et sus claviculaireSévères avec battement des ailes du nez
État général Normal Enfant facile à consolerEnfant assez irritable et difficile à consolerEnfant léthargique, très irritable ou difficultés alimentaires
(1) (2)  Score 0 à < 4 : bronchiolite légère ; 4 à < 8 : bronchiolite modérée ; 8 et + : bronchiolite sévère. « Observer Agreement for Respiratory Signs and Oximetry in Infants Hospitalized with Lower Respiratory Infections », American Review of Respiratory Disease, vol. 145, N° 1, pp. 106-109, 1992.
La suite de cette rubrique est réservée aux professionnels de santé libéraux et pharmaciens d'officine exerçant en France (en activité, étudiants ou retraités), et disposant d'un compte valide.

Se connecter ou S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous en acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.